RDC : deux jours d'offensives en Ituri, cinq civils et un militaire tués (armée)

Par AFP

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Cinq civils et un militaire ont été tués en deux jours d'offensive militaire contre un groupe armé dans le nord de la République démocratique du Congo, a indiqué mardi l'armée qui affirme avoir tué 27 rebelles.

A l'issue des offensives lancées dimanche et lundi, "27 éléments Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) ont été neutralisés (tués) dont l'un des grands commandants, Malo-Maki", a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée dans la région opérationnelle de l'Ituri (Nord-Est)."Du côté de la population, cinq personnes ont été tuées et décapitées par ces génocidaires" et "un militaire valeureux est tombé sur le champ d'honneur et un autre blessé", a-t-il affirmé.Le groupe armé Codeco "avait l'intention de couper la circulation et attaquer la population sur la RN 27, à partir de Iga-Barrière", a accusé l'officier. Important centre de négoce et point stratégique sur la route nationale 27, Iga-Barrière est situé à 25 km au nord de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri.Selon le lieutenant Ngongo, les forces armées ont délogé les Codeco de deux de leurs bastions.La Codeco, aujourd'hui scindée en plusieurs factions, prétend défendre les intérêts des Lendu, une des communautés de la province aurifère de l'Ituri.Les violences ont repris en Ituri depuis décembre 2017 dans le territoire de Djugu, avant de toucher aussi les territoires d'Irumu, Mahagi et Aru, sur la façade orientale de la province.Une grande partie de ces violences qui ont fait plus de 1.000 morts et des milliers des déplacés dans la région est imputée aux membres de la Codeco.L'armée a invité la population de l'Ituri "à ne pas communautariser la situation sécuritaire et à faire confiance aux forces armées".Entre 1999 et 2003, un conflit communautaire avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri, à la frontière avec l'Ouganda et le Soudan du Sud.Lors de ce conflit, les membres des communautés Lendu et Hema s'étaient entretués par milices interposées jusqu'à l'intervention en 2003 de la Force européenne Artémis, sous commandement français.