RDC: paniqués, des enfants fuient des combats autour d'une mine d'or

Par AFP

AFRICA RADIO

Des enfants paniqués ont fui des combats autour d'une mine d'or entre l'armée congolaise et une milice dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi de sources locales.

Des centaines d'enfants ont fui samedi à la sortie de l'école les affrontements à Salamabila, dans la province du Maniema, entre l'armée et la milice Malaika qui prétend défendre les intérêts des habitants vivant autour des gisements d'or."Certains sont déjà retournés chez eux, mais d'autres pas encore", a déclaré lundi à l'AFP un responsable de la société civile, Saidi Lumena."Jusqu'en ce moment, les parents sont en train de chercher leurs enfants qui se sont cachés lors des affrontements de samedi", a ajouté Modeste Nyimi, administrateur du territoire adjoint de Kabambare.Des centaines d'élèves se sont réfugiés dans l'enclos d'une paroisse, a déclaré à l'AFP l'abbé Célestin Kijana, curé à Salamabila: "Actuellement nos services sont en train de les acheminer dans leurs familles respectives".L'armée congolaise a repris le contrôle de Salamabila dimanche soir après de violents affrontements, rapporte le site de la radio onusienne Okapi, qui fait état de sept civils tués, dont trois enfants.Les affrontements avaient éclaté samedi aux environs de 10H00 (8H00 GMT), quand les élèves étaient encore en classe.Il s'agit du dernier épisode d'un conflit récurrent.Le groupe armé Malaika demande aux autorités congolaises le respect d'un cahier des charges pour le partage des richesses de la mine d'or de Salamabila (respect des droits des mineurs artisanaux et construction de routes).Pour se faire entendre, les Malaika ont enlevé pendant plusieurs semaines en 2017 puis 2019 des salariés -français et sud-africain entre autres- de la société canadienne Banro, qui exploitait le site.En septembre, Banro a annoncé la suspension de ses activités à Salamabila en déplorant "le harcèlement et les raids sur les lignes d'approvisionnements de Banro, les attaques contre le site minier lui-même et les menaces contre les employés".