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Somalie: 5 morts dans une attaque shebab contre un camp militaire

12 décembre 2019 à 07h28 Par AFP
Quatre civils et un soldat ont été tués lors de l'attaque menée par les islamistes shebab contre un camp de l'armée somalienne à environ 25 kilomètres au nord de la capitale Mogadiscio, a-t-on appris jeudi de sources militaires et auprès de témoins. Des dizaines de shebab lourdement armés selon des témoins, des centaines selon un soldat, ont attaqué le camp de Hilweyne mercredi soir, une fois la nuit tombée, utilisant au moins quatre pick-ups armés. Les militants shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont brièvement pris le contrôle du camp avant de le quitter."Nous avons initialement du nous replier", a déclaré à l'AFP Ali Muhidin, un des soldats d'Hilweyne, lors d'un entretien téléphonique.Un commandant d'une base voisine, Mohamed Salad, a confirmé qu'après une "retraite tactique des forces armées, les militaires sont de retour dans le camp et la situation est sous contrôle". "Nous avons perdu un soldat dans les combats, mais les terroristes ont également tué quatre civils, dont deux femmes qui tenaient de petits commerces près du camp"."Il y a eu d'intenses échanges de coups de feu, qui ont continué pendant plus de 30 minutes. Les combattants shebab sont entrés dans la base en attaquant de plusieurs directions en utilisant des pick-ups armés", a raconté à l'AFP Hussein Luqman, un témoin."Deux femmes qui vendaient de la nourriture et d'autres produits aux soldats du camp figurent parmi les morts", a-t-il précisé, alors que d'autres témoins ont assuré que les shebab ont incendié des biens se trouvant dans le camp, dont deux camions.Les shebab ont revendiqué l'attaque, affirmant de leur côté avoir tué quatre soldats avant de prendre le contrôle de la base.Les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.