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Togo/présidentielle: le principal parti d'opposition dénonce l'interdiction de plusieurs de ses meetings

11 février 2020 à 18h00 Par AFP
Le principal parti d'opposition togolais, l'Alliance nationale pour le changement (ANC), a dénoncé mardi, l'interdiction ou la perturbation de plusieurs meetings de son candidat à la présidentielle du 22 février, Jean-Pierre Fabre, qui devaient se tenir dans le nord du Togo. Cinq meetings électoraux ont été interdits et perturbés depuis l'ouverture de la campagne électorale le 6 février, ont rapporté les responsables de ce parti lors d'une conférence de presse."Dès le lancement de la campagne électorale, le président Jean-Pierre Fabre, candidat de l'ANC en tournée dans la région des régions des Savanes, de la Kara et centrale (nord du Togo), ne cesse de rencontrer les pires difficultés pour battre campagne comme la loi l'autorise", selon un communiqué publié par l'ANC."Vendredi, le meeting de Cinkassé a été interdit. Les militants de l'ANC ont dû se résoudre à accueillir M. Fabre sous un arbre au bord de la route à l'entrée de la ville. Le même jour, le meeting de Tandjouaré est interdit(...). Le meeting prévu samedi à Gando, est également interdit par le préfet"."Le lundi dans l'après-midi, des individus se réclamant du parti au pouvoir (...) empêchent la tenue à Bassar du meeting de campagne de l'ANC", précise le communiqué, qui dénonce les intimidations des militants sous le "regard indifférent des forces de sécurité et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)". Dans la matinée, le préfet avait déjà empêché la tenue d'un meeting dans une localité.La campagne prendra fin le 20 février. Environ 10.000 gendarmes et policiers ont été déployés.Sept candidats sont en lice pour la présidentielle, dont le chef de file historique de l'opposition, Jean-Pierre Fabre, l'ancien Premier ministre, Kodjo Agbéyomé, et le président Faure Gnassingbé, qui briguera un quatrième mandat.Ce dernier est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.Une révision constitutionnelle de mai 2019, lui permet de se représenter à cette présidentielle et à celle de 2025 et bénéficier d'une immunité à vie "pour les actes posés pendant les mandats présidentiels".