Un chef militaire du Polisario tué au Sahara occidental

7 avril 2021 à 18h32 par AFP

AFRICA RADIO

Le chef de la gendarmerie du Front Polisario (indépendantiste) a été tué mardi dans le territoire disputé du Sahara occidental, a annoncé mercredi un communiqué du ministère sahraoui de la Défense.


"Le commandant de la gendarmerie nationale, le martyr Addah Al-Bendir est tombé mardi au champ d'honneur, où il était en mission militaire dans la zone libérée de Rouss Irni, à Tifariti", une localité située au nord du territoire et sous contrôle du Polisario, selon le communiqué militaire en arabe qui n'a donné aucun détail sur les circonstances de ce décès. Né dans la région de Tiress en 1956, Addah Al-Bendir avait rejoint le Front Polisario en 1978, a-t-il précisé.Il n'a pas été possible de confirmer ces informations de source officielle à Rabat.Trois médias marocains non spécialistes des affaires militaires ont fait état de ce décès survenu mercredi matin, selon leurs sources, lors d'une opération menée par le Polisario "à l'est du mur" de sable qui sépare les deux camps sur plus d'un millier de kilomètres dans le Sahara occidental.Après presque trente ans de cessez-le-feu, les hostilités entre le Polisario et le Maroc ont repris mi-novembre à la suite du déploiement de troupes marocaines dans une zone tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour en chasser des indépendantistes qui bloquaient la seule route commerciale vers l'Afrique de l'Ouest car cet axe routier est, selon eux, illégal.Pour la première fois depuis des décennies, des accrochages armés opposent l'Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) aux forces marocaines, selon le ministère de la Défense de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).L'ALPS revendique quotidiennement des attaques "visant les positions des forces d'occupation marocaines le long du mur de sable", sans qu'il soit possible d'en vérifier l'authenticité de source indépendante.Le Polisario, qui a proclamé la RASD en 1976, continue de réclamer la tenue d'un référendum prévu par l'ONU au moment de la signature d'un cessez-le-feu entre les belligérants en 1991.Le Maroc, qui contrôle environ 80% de ce vaste territoire désertique, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

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