Elections en RDC: la Commission européenne appelle à éviter les violences

Par AFP

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La Commission européenne a appelé jeudi les Congolais a éviter les violences après la contestation de la victoire de l'opposant Felix Tshisekedi par son rival Martin Fayulu et l'Eglise catholique congolaise et les doutes exprimés par la France et la Belgique.

"Nous appelons tous les acteurs politique en République démocratique du Congo à s'abstenir de tout acte de violence", a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la diplomatie de l'Union européenne."Nous prenons note des résultats provisoires et du fait qu'ils sont contestés par une partie de l'opposition", a-t-elle souligné. "Le résultat doit être conforme au choix fait par les Congolais", a-t-elle insisté.La France et la Belgique ont émis des doutes sur le résultat annoncé, et la victoire proclamée de Felix Tshisekedi par la Commission électorale est contestée par un autre opposant, Martin Fayulu."Il faut que les résultats annoncés soient confirmés et appuyés par les rapports établis après la compilation locale des résultats", a souligné la porte-parole de la diplomatie européenne.Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a jugé les résultats annoncés "pas conformes aux résultats constatés ici ou là" et a déclaré que Martin Fayulu, un autre opposant, était "a priori" vainqueur.Son homologue belge Didier Reynders s'est montré plus prudent. "Nous avons un certain nombre de doutes que l'on doit vérifier", a déclaré le ministre de l'ancienne puissance coloniale."Il y a une vraie peur que la situation ne dégénère en violences", a confié à l'AFP un responsable européen.La Conférence épiscopale congolaise (Cenco) a annoncé jeudi que "les résultats de l'élection présidentielle tels que publiés par la Céni (commission électorale) ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d'observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement"."Nous prenons acte de la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle qui, pour la première fois dans l'histoire de notre pays ouvre la voie à l'alternance au sommet de l'Etat", a néanmoins estimé la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). La Cenco a déployé une mission d'observation du scrutin et avait déclaré le 4 janvier connaître le nom de celui qu'elle considère vainqueur, sans le nommer.