Retour sur 50 jours de crise en Côte d'Ivoire

Par La rédaction

18 janvier : Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo "accepte" une offre de dialogue avec Alassane Ouattara, proposée par le médiateur de l'Union africaine, tandis que les chefs d`état-major des pays de la Communauté des Etats d`Afrique de l'ouest (Cédéao) entament à Bamako (Mali) une réunion consacrée à une éventuelle action militaire en Côte d`Ivoire pour le déloger du pouvoir.17 janvier : La force des Nations unies en Côte d'Ivoire, l'Onuci, aurait essuyé à Abidjan des tirs "des forces du camp du président Gbagbo". Elle dénonce des "actes répétés d'agression contre ses patrouilles".16 janvier : La coalition de partis politiques soutenant Alassane Ouattara appelle à une opération "pays mort" en Côte d'Ivoire à compter du 18 janvier, jusqu'à ce que son rival Laurent Gbagbo "reconnaisse sa défaite et quitte le pouvoir".15 janvier : Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, qualifie de "chef bandit" Alassane Ouattara, le rival de son mari, et de "diable" le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, lors d'un rassemblement à Abidjan.14 janvier : D'après l'ONU, la crise post-électorale a été marquée par 247 morts depuis la mi-décembre, dont des victimes de violences interethniques, et 49 disparus.14 janvier : L'Union européenne décide le gel des avoirs en Europe de Laurent Gbagbo et de 84 de ses proches.11 janvier : Le camp de Laurent Gbagbo rejette l'idée d'un gouvernement d'union avec son rival Alassane Ouattara comme président ivoirien.10 janvier : Alassane Ouattara se dit prêt à travailler avec le camp de Laurent Gbagbo pour former un gouvernement d'union nationale, si ce dernier renonce à revendiquer la présidence de Côte d'Ivoire.3 janvier 2011 : Une nouvelle mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), accompagnée par l'Union africaine, échoue à Abidjan à trouver une issue à la crise.31 décembre: Alassane Ouattara lance un ultimatum à Laurent Gbagbo, lui enjoignant de quitter le pouvoir avant minuit. Le président sortant refuse.29 décembre : Les partisans de Laurent Gbagbo menacent de prendre d'assaut à "mains nues" le QG de son rival Alassane Ouattara à Abidjan.28 décembre : Tentative de médiation des chefs d'Etat béninois, Boni Yayi, sierra-léonais, Ernest Koroma, et cap-verdien, Pedro Pires, mandatés par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), sans succès.23 décembre : La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) appelle Laurent Gbagbo à "quitter" le pouvoir en Côte d'Ivoire, faute de quoi il s'expose à une "force légitime". Le Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, réclame l'envoi d'une mission de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d'Ivoire.22 décembre : La France, l'Allemagne, la Suède et le Portugal invitent, au moins provisoirement, leurs ressortissants à quitter le pays. Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, demande à la communauté internationale de recourir à la force pour déloger le président sortant.21 décembre : Le camp Ouattara appelle "à la désobéissance" au pouvoir de Gbagbo. Laurent Gbagbo réaffirme, dans un discours diffusé sur la télévision d'Etat, qu'il est "le président de la République de Côte d'Ivoire". Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon demande une aide internationale pour l'Onuci, évoquant "un risque réel de guerre civile".17 décembre : Malgré l'échec de la marche vers la Radio Télévision d'Etat, le camp Ouattara appelle les Ivoiriens à poursuivre la « mobilisation ».16 décembre : Les partisans de Ouattara tentent en vain de marcher sur la télévision d'Etat, tenue par les forces pro-Gbagbo, qui ouvrent le feu et font entre 11 et 30 morts selon les sources. Le président élu et ses proches se retrouvent cloîtrés dans leur QG de l'hôtel du Golf, cernés par les fidèles de Gbagbo.3 décembre : Laurent Gbagbo est déclaré vainqueur, avec 51,45% des voix, par le Conseil constitutionnel. Au même moment, Alassane Ouattara revendique son statut de "président élu", conforté par l'ONU, l'UE, Washington, Paris et Londres, qui reconnaissent sa victoire.2 décembre : La Commission électorale indépendante (CEI) proclame la victoire de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara, avec 54,1% des suffrages.28 novembre : Second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire.Clémence Mortier