Nord-est du Nigeria: une centaine de jihadistes tués dans des bombardements de l'armée

Par AFP

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Une centaine de jihadistes affiliés au groupe Etat islamique ont été tués la semaine dernière dans le nord-est du Nigeria où l'armée a bombardé plusieurs de leurs camps, a appris mardi l'AFP de sources militaires et d'un habitant.

Le 13 décembre des avions de combat ont bombardé trois camps du Groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) dans la région du lac Tchad, tuant plus d'une centaine de combattants, dont plusieurs commandants, selon ces sources. L'Iswap a consolidé son territoire ces derniers mois dans la région du lac Tchad après la mort d'Abubakar Shekau, le commandant du groupe rival Boko Haram, aorès des combats entre les deux forces jihadistes. Reconnu par le groupe Etat islamique, l'Iswap est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram. "Les opérations aériennes menées par les nouveaux avions Super Tucano acquis ces derniers mois ont ciblé Arinna Sorro, Arinna Ciki et Arinna Maimasallaci dans le district de Marte où plus de 100 terroristes ont été tués", a affirmé à l'AFP un responsable militaire dans la région. Le Nigeria a reçu entre juin et octobre une dizaine d'avions de combat Super Tucano destinés à combattre les groupes jihadistes. Une source proche des renseignements nigérians a expliqué à l'AFP qu'il était difficile de donner un nombre exact de jihadistes tués, mais a confirmé "qu'il y en avait plus d'une centaine". Un nombre important de jihadistes avaient trouvé refuge dans ces trois camps, alors que l'armée avait bombardé quelques jours plus tôt plusieurs villages tenus par le groupe. Un pêcheur local joint par l'AFP a confirmé que le groupe jihadiste avait subi de lourdes pertes au cours des bombardements. Les jihadistes "ont été très lourdement touchés par les récentes attaques. Ils ont enterré plus d'une centaine corps dans le village de Tudun Giginya village, ce qui leur a pris toute la journée" a précisé ce pêcheur, dont l'identité ne peut être dévoilée pour des raisons de sécurité. Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés. Il s'est étendu au Niger, au Tchad, et au Cameroun.