Somalie: attaque islamiste en cours dans un hôtel, au moins trois morts

AFRICA RADIO

23 octobre 2022 à 12h51 par AFP

Au moins trois personnes ont été tuées dans une attaque revendiquée par les islamistes radicaux shebab et toujours en cours dimanche après-midi dans un hôtel de la ville de Kismayo, dans le sud de la Somalie, a-t-on appris de source policière et de témoins.

"Des assaillants terroristes ont pris d'assaut l'hôtel Tawakal cet après-midi, il y a des combats en cours à l'intérieur du bâtiment entre les forces de sécurité et les terroristes. (...) Trois civils ont été confirmés morts", a déclaré à l'AFP Abdullahi Ismail, un officier de police. Un témoin présent à l'extérieur a également affirmé avoir vu trois cadavres. "Il y a des coups de feu à l'intérieur de l'hôtel. J'ai vu les corps de trois personnes récupérés près de l'entrée principale, mais nous ne connaissons pas le nombre de ceux qui ont pu être tués à l'intérieur", a déclaré à l'AFP ce témoin, Farhan Hassan. L'attaque a débuté vers 12H45 locale (09H45 GMT) avec une attaque à la voiture piégée. "Un kamikaze a conduit un véhicule à l'entrée de l'hôtel avant que des hommes armés n'entrent dans le bâtiment, des tirs ont commencé à l'intérieur et il semble que les hommes armés tiraient au hasard sur des personnes à l'intérieur", a raconté Farhan Hassan. Les shebab ont revendiqué cette attaque, affirmant avoir visé un hôtel où étaient réunis des membres de l'administration de l'Etat fédéré du Jubaland. Pays pauvre de la Corne de l'Afrique en proie à l'instabilité depuis des décennies, la Somalie fait face à un regain d'activité des shebab ces derniers mois. Ce groupe islamiste lié a Al-Qaïda combat depuis 2007 le governement fédéral soutenu par la communauté internationale. Il a été chassé des principales villes du pays, dont la capitale Mogadiscio en 2011, mais reste solidement implanté dans de vastes zones rurales. Fin août, un commando avait mené un spectaculaire assaut d'une trentaine d'heures dans un hôtel de la capitale Mogadiscio, faisant au moins 21 morts et 117 blessés. Le président Hassan Cheikh Mohamoud avait alors promis une "guerre totale" pour éliminer les shebab.