Ethiopie: Biden appelle à un cessez-le-feu négocié

10 septembre 2021 à 20h21 par AFP

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Joe Biden a appelé vendredi à un "cessez-le-feu négocié" en Ethiopie, tandis que son gouvernement a condamné "le plus fermement possible" un massacre de 125 villageois.

"Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de violences contre les populations civiles en Ethiopie", a dit le président des Etats-Unis dans un message aux Ethiopiens à l'occasion de leur Nouvel An. "Nous pensons que l'Ethiopie" peut "surmonter ses divisions actuelles et résoudre le conflit en cours, en commençant par un cessez-le-feu négocié", a-t-il ajouté. Le conflit qui a éclaté il y a dix mois dans le nord du pays continue de faire rage. Selon des médecins locaux, au moins 125 civils ont été tués début septembre en Amhara, région septentrionale gagnée par la guerre au Tigré voisin -- un massacre attribué aux rebelles tigréens qui ont "catégoriquement" rejeté toute responsabilité. Dans un communiqué, la diplomatie américaine a condamné "le plus fermement possible" les "violations des droits humains et les atrocités" visant les civils, évoquant en particulier cette attaque, et a "appelé toutes les parties au conflit à respecter les droits humains et leurs obligations au regard du droit humanitaire". Le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, n'a pas imputé ce massacre à l'un des belligérants, mais a plus généralement dénoncé les agissements des rebelles tigréens, des forces gouvernementales éthiopiennes et de l'Erythrée voisine, et de celles de la région Amhara. Le nord de l'Ethiopie est le théâtre de violents combats depuis novembre, lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l'armée au Tigré pour destituer les autorités régionales. Cette intervention répondait selon lui à des attaques contre des camps militaires fédéraux orchestrées par le Front de libération du peuple du Tigré. Le conflit s'est propagé ces derniers mois aux régions voisines de l'Afar et de l'Amhara.