Cameroun: 15 civils tués dans un double attentat dans le nord

Par La rédaction

Yaoundé (AFP)

Au moins 15 civils ont été tués et 45 blessés dans un double attentat perpétré par des kamikazes dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'extrême-nord du Cameroun, selon un nouveau bilan communiqué par Médecins sans frontières (MSF).

"Il est rapporté jusqu'à présent un bilan provisoire de 17 morts (dont les deux kamikazes, NDLR) et 45 blessés", a appris jeudi l'AFP auprès de MSF au Cameroun.

Un double attentat a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi la localité de Waza, ville de transit située entre Maroua et Kousseri, à la frontière du Nigeria. Dans l'extrême-nord du Cameroun, les attaques attribuées aux jihadistes nigérians de Boko Haram sont fréquentes.

Deux kamikazes se sont introduits mercredi dans un lieu très fréquenté où se trouvent "des restaurants, des call-box (cabines téléphoniques de fortune), des buvettes" et se sont fait exploser "vers 22 heures 30" (21H30 GMT), avait indiqué à l'AFP plus tôt jeudi un responsable administratif de Waza, sous couvert d'anonymat. 

"La situation de certains blessés est assez grave", avait-t-il ajouté, précisant que la plupart d'entre eux ont été transférés dans la ville de Mora (extrême-nord). 

"Depuis hier (mercredi) dans la nuit, il y a eu jusqu'à présent 20 blessés admis à l'hôpital de Mora", a précisé MSF à l'AFP jeudi, précisant que neuf d'entre eux "ont été transférés tôt le matin (jeudi) à Maroua pour soins chirurgicaux".

La menace sécuritaire due aux violences et attentats attribués au groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le nord du Cameroun contribue à enclaver la région.

Autrefois très fréquentée par des touristes, Waza et son parc national n'attirent plus.

En 2014, 10 ouvriers chinois avaient été enlevés dans la ville lors d'une attaque attribuée à Boko Haram.

Ils avaient été libérés au bout de près de cinq mois de captivité.