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Olaf Scholz se dit favorable à une entrée de l'Union africaine au G20

Le chancelier allemand Olaf Scholz, qui a entamé jeudi en Ethiopie un déplacement de trois jours en Afrique orientale, s'est dit favorable à une admission de l'Union africaine au sein du G20.

AFRICA RADIO

4 mai 2023 à 17h36 par AFP

"Nous voulons soutenir l'Union africaine pour qu'elle obtienne un siège au G20", a déclaré le chancelier à son arrivée à Addis Abeba, dans une déclaration diffusée par la chaîne allemande d'information NTV. "C'est ce qu'impose le respect du continent et de ses nombreux Etats, mais aussi de sa population croissante", a-t-il ajouté. Le chancelier doit ainsi se rendre, lors de son séjour dans la capitale éthiopienne, au siège de l'Union africaine, qui oeuvre actuellement en tant que médiatrice dans le conflit soudanais. Joe Biden et Emmanuel Macron notamment ont eux aussi plaidé dans le passé pour une entrée de l'UA au sein du G20. L'Afrique du Sud est à ce stade le seul pays africain membre du G20, créé en 2008. Le chancelier allemand visite à partir de jeudi l'Ethiopie puis le Kenya. Les relations germano-éthiopiennes sont plus complexes qu'avec Nairobi. L'Ethiopie a sombré dans une guerre civile en 2020 opposant les troupes du gouvernement d'Abiy Ahmed et les dirigeants de la région septentrionale du Tigré, entrés en rébellion contre le pouvoir fédéral. Début novembre, un accord de cessations des hostilités a été signé. Au Kenya, Olaf Scholz espère nouer des partenariats dans l'énergie propre avec un pays "pionnier" dont 90% des besoins sont couverts par des renouvelables. Le Kenya, déjà principal partenaire commercial de l'Allemagne en Afrique de l'est, prévoit de couvrir dès 2030 la totalité de ses besoins en énergie par des renouvelables. Berlin a diversifié à marche forcée ses sources d'approvisionnement en énergie après l'invasion de l'Ukraine il y a plus d'un an, qui s'est traduite par un tarissement des livraisons de gaz russe dont le pays était très dépendant. L'Allemagne, où le charbon représente encore un tiers de la production électrique, vise par ailleurs la neutralité carbone en 2045. Ce deuxième voyage d'Olaf Scholz en Afrique depuis sa prise de fonction en décembre 2021 reflète aussi les efforts entrepris par l'Occident pour contrer l'influence russe et chinoise dans la région.