Un accord sino-algérien relance un mégaprojet de phosphates

AFRICA RADIO

22 mars 2022 à 19h51 par AFP

Deux groupes étatiques algériens et deux compagnies chinoises ont signé mardi un accord pour la création d'une société chargée d'exploiter un mégaprojet de production de phosphates en Algérie d'une valeur de près de sept milliards de dollars.

Cet accord relance un important projet qui avait précédemment fait l'objet d'un accord algéro-chinois en novembre 2018. Un "pacte d'actionnaires pour la création d'une société algéro-chinoise pour le Projet Phosphates Intégré (PPI)" a été signé à Alger par le groupe algérien Asmidal, filiale du géant pétrolier public Sonatrach, et la compagnie algérienne d'exploitation des mines Manal d'une part, et les sociétés chinoises Wuhuan et Tian'an d'autre part, a indiqué le groupe Sonatrach dans un communiqué. La nouvelle société dénommée Algerian Chinese Fertilizers Company (ACFC) est détenue "à 56% des actions par la partie algérienne et à 44% par la partie chinoise", a-t-il précisé. Avec "un investissement d'environ sept milliards de dollars, le PPI est le premier projet intégré en Algérie dans le domaine de l'exploitation minière et la production d'engrais", a ajouté Sonatrach. Le projet prévoit le développement et l'exploitation du gisement de phosphates de Bled El-Hadba dans la région de Tébessa (630 km à l'est d'Alger) ainsi que la transformation chimique des phosphates et la fabrication des engrais dans deux autres localités dans l'est de Algérie, selon le communiqué. Il prévoit aussi des installations portuaires dédiées au port de Annaba. "Après l'achèvement du projet, la société produira à terme 5,4 millions de tonnes d'engrais par an. Le projet induira un essor socio-économique considérable dans la région Est du Pays notamment par la création d'environ 12.000 emplois en phase construction et à terme, en phase exploitation, environ 6.000 emplois directs et 24.000 emplois indirects", a souligné Sonatrach. Un premier accord sur ce projet avait été signé en novembre 2018 entre Sonatrach et la société chinoise Citic, qui devait en détenir 49% contre 51% pour la partie algérienne.