En Guinée, la tenue du référendum constitutionnel du dimanche 21 septembre est contestée. Le Forum des forces sociales de Guinée (FFSG), qui regroupe une quarantaine d’organisations, exige son report, jugeant le processus "mal préparé, clivant et répressif". Convoqué par le général Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021, le scrutin doit acter un retour à l’ordre constitutionnel. Mais le projet ne clarifie pas si le chef de la junte pourra se présenter à la future présidentielle, alimentant la défiance. Des appels à manifester à partir du 5 septembre ont été lancés.
Processus contesté
Le FFSG invoque l’absence d’un fichier électoral certifié, le refus de leaders d’opposition de se faire recenser et "l’absorption absolue" de l’organe de gestion des élections par le ministère de l’Administration territoriale. À quelques jours de l’ouverture de la campagne, la coalition réclame la suspension du processus et un cadre consensuel.
Formations dissoutes et manifestations interdites
La junte a suspendu pour trois mois trois grands partis, dont le RPG, et dissous une vingtaine de formations en mars. Les manifestations sont interdites depuis 2022, tandis que des opposants ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil. Deux sont portés disparus depuis juillet 2024. La "charte de transition" interdit aux autorités de se présenter, mais une nouvelle Constitution pourrait lever ce verrou, dans un pays marqué par des décennies d’autoritarisme.
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