À quelques jours du lancement de la campagne pour le référendum constitutionnel du 21 septembre, les médias guinéens se voient interdire toute prise de parole de partis suspendus ou dissous. « Le faire serait une infraction », a prévenu le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo.
Des partis d’opposition réduits au silence
Depuis le coup d’État de 2021, la junte du général Mamadi Doumbouya a multiplié les restrictions contre les libertés publiques. Les trois principaux partis d’opposition, dont le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), ont récemment été suspendus, accusés de manquements à leurs obligations. Au total, plusieurs dizaines de formations politiques ont été neutralisées ces derniers mois.
Un référendum sous tensions
Le scrutin, convoqué par le général Doumbouya, est présenté comme une étape vers un « retour à l’ordre constitutionnel ». Mais l’opposition y voit une tentative de confisquer le pouvoir. Les dispositions du texte soumis au vote ne clarifient pas si le chef de la junte pourra se présenter à une future présidentielle. Elle appelle donc à manifester dès le 5 septembre.
Pressions internationales et incertitudes
La société civile, à travers le Forum des forces sociales de Guinée (FFSG), demande le report du référendum, dénonçant un processus « mal préparé » et marqué par la répression. Les militaires, sous pression internationale, s’étaient engagés à quitter le pouvoir avant fin 2024, une promesse restée lettre morte. Une nouvelle constitution pourrait lever l’interdiction actuelle faite aux dirigeants de la transition de briguer des mandats électifs.
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