"Le convoi est toujours sur le territoire burkinabé et nous travaillons pour son départ de notre territoire afin qu'il puisse atteindre Gao (Mali), sa destination finale", a déclaré, lors d'un point de presse le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry, espèrant un rapide "aboutissement des discussions" avec les manifestants. Invitant ces derniers à "faire confiance au gouvernement", le ministre a assuré que "le convoi destiné aux forces françaises à Gao n'est pas un convoi contre le Burkina Faso et ne va pas pour armer des terroristes", comme l'affirment de fausses informations sur les réseaux sociaux. "Le convoi est escorté par la gendarmerie nationale. On ne peut pas imaginer que notre armée escorte un convoi pour aller livrer (des armes) aux terroristes", a-t-il insisté. Le convoi est en attente dans une enclave militaire située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou, avait indiqué lundi à l'AFP une source sécuritaire du Burkina, sans vouloir donner le nom de la localité où se trouvait cette enclave, afin d'éviter de nouvelles manifestations. M. Barry a par ailleurs vanté les "relations historiques", entre la France et le Burkina Faso, notamment "une coopération militaire très importante qui remonte à l'époque coloniale". Il a indiqué que des opérations logistiques ont lieu avec l'armée française, notamment pour acheminer des soldats burkinabè dans des zones reculées et attaquées par des groupes jihadistes. "La lutte contre le terrorisme est l'affaire de tous les Burkinabè, de notre armée nationale. Il ne faut pas qu'on se trompe d'ennemi, car la France est toujours intervenue à nos côtés lorsque nous lui en avons fait la demande", at-il dit. Samedi, au moins quatre personnes ont été blessées à Kaya, principale ville de la région Centre-nord du Burkina Faso où des manifestants s'opposaient au passage d'un grand convoi logistique de l'armée française venant de Côte d'Ivoire. Ce convoi avait déjà été ralenti à plusieurs reprises par des manifestants depuis son entrée au Burkina. La France, présente au Sahel depuis 2013 pour lutter contre les groupes jihadistes, a entamé une réduction de son dispositif, prévoyant de réduire ses effectifs dans cette région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 auparavant. Elle fait face à un vent de contestation quant à sa présence, en particulier au Mali et au Burkina Faso.
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